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Analyses · investissement

Investissement au Togo : nos guides et notre lecture

Les guides et les articles que le site publie déjà sur l’investissement au Togo, et la lecture que nous en tirons.

Par l’équipe éditoriale d’INTEGRA PARTNERS

Cette page réunit ce que le site publie déjà sur l’investissement au Togo : la zone franche, la holding, le foncier, les secteurs d’activité, les pages de la diaspora et deux articles du blog.

Le 15 octobre 2026, nous avons lu les articles 2, 3, 4, 6, 7, 13, 15 et 34 du Code des investissements au Journal officiel de la République togolaise du 17 juin 2019, dans l’exemplaire que diffuse la base FAOLEX de la FAO. Ce que le site ne traite pas encore est réuni parmi les points restés ouverts.

01 — Le cadre togolais

Deux régimes d’incitation, et ce qu’ils n’incluent pas

Le cadre juridique togolais combine le droit OHADA harmonisé, la réglementation de l’UEMOA et des textes nationaux (Code des investissements, zone franche). Une même opération peut relever des trois niveaux.

Le cadre est celui du Code des investissements, dont la zone franche est un régime particulier. Notre foire aux questions publie ces deux avantages : le Code accorde, sur agrément, une exonération des droits de porte sur le matériel du programme (art. 25) et un crédit d’impôt à l’investissement (art. 29 et 30). Il exclut notamment de ses incitations les mines et hydrocarbures (sauf stockage), le négoce en l’état, le courtage et l’acquisition de biens immobiliers (art. 13). Le statut de zone franche industrielle (loi n° 2011-018 du 24 juin 2011) fait partie intégrante de ce Code (art. 34), et les avantages des deux régimes ne se cumulent pas (art. 15 et 34).

Notre guide de la zone franche présente ce régime selon les textes publiés au 9 octobre 2026. Trois décrets adoptés en Conseil des ministres le 26 août 2026 (sur l’API-ZF, la dissolution de la SAZOF et le comité d’agrément), selon le compte rendu de ce Conseil, peuvent modifier la procédure : nous n’avons pas trouvé leur publication au Journal officiel au 9 octobre 2026. Vérifiez les informations auprès de l’API-ZF, de l’OTR et dans le Code des investissements.

Le Code range son article 3 sous le chapitre des garanties de l’investissement et du règlement des différends. Ce chapitre protège la propriété privée et encadre l’expropriation et la nationalisation, qui ouvrent droit à une « indemnité appropriée », « évaluée par rapport à la juste valeur marchande de l’investissement » (art. 6). Un différend se règle d’abord à l’amiable, dans un délai maximal de six mois ; à défaut, les juridictions togolaises ou communautaires sont compétentes, et les parties peuvent convenir d’un arbitrage, devant la Cour d’arbitrage du Togo, devant la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA, selon l’Acte uniforme relatif au droit de l’arbitrage, devant le CIRDI ou selon toute autre procédure qu’elles choisissent (art. 7). Aucun de nos guides n’expose encore la procédure de ces recours.

Le Code ne garantit pas la libre sortie des capitaux : il renvoie les investisseurs étrangers à la réglementation de la BCEAO en matière de transferts (art. 4). Cette réglementation attache à chacune de ses obligations son seuil ou son délai propre, et ces seuils et ces délais ne se joignent pas.

L’investissement direct, soit au moins 10 % du capital d’une société togolaise, est libre, sous réserve, le cas échéant, des dispositions nationales qui régissent les formalités administratives particulières ; il se déclare à des fins statistiques, obligation distincte de la domiciliation, et, au-delà de 20 000 000 FCFA, son produit se domicilie auprès d’un intermédiaire agréé, qui le cède à la BCEAO (règlement n° 06/2024/CM/UEMOA du 20 décembre 2024, art. 2, 43° et art. 15 ; instruction BCEAO n° 10 du 7 juillet 2025, art. 2). Ce que la liberté de cet alinéa couvre exactement, de la souscription au capital d’une société togolaise à la cession entre deux non-résidents, nous ne le tranchons pas. Le règlement, lui, ne porte pas ce seuil : nous ne tranchons pas lequel des deux textes s’applique, et ce point se confirme auprès de votre banque avant tout transfert.

Trois obligations se distinguent ainsi par leur seuil et par leur délai. La domiciliation auprès d’un intermédiaire agréé porte le seuil de 20 000 000 FCFA et aucun délai (instruction n° 10, art. 2). Les recettes d’exportation, domiciliées ou non, se rapatrient dans un délai maximum d’un mois à compter de la date d’exigibilité du paiement prévue au contrat commercial (instruction BCEAO n° 03 du 7 juillet 2025, art. 7). Le produit d’un investissement étranger se rapatrie, lui, dans les trente jours ouvrés à compter de sa date de décaissement, et l’obligation pèse sur le résident bénéficiaire des fonds au Togo (instruction n° 10, art. 7).

Déjà publié

Les guides du site sur l’investissement

Dix pages : les deux régimes d’incitation, le droit des sociétés, le foncier, les secteurs, les transferts et l’investissement depuis l’étranger. Chacune cite les textes qu’elle a lus.

02 — Notre lecture

Un cadre se cite, un rendement se calcule

Aucune de nos pages ne vaut recommandation d’investissement. Notre hub des secteurs d’activité le pose ainsi : « chacune donne les chiffres publics disponibles, avec leur producteur et leur année, et le cadre juridique propre au secteur ; aucune ne vaut recommandation d’investissement ».

Nous n’avons trouvé aucun texte officiel qui classe des « secteurs porteurs » pour 2026. La feuille de route gouvernementale 2020-2025 est échue, et nous n’avons pas trouvé de feuille de route postérieure.

Nous ne publions pas de rendement. Nous n’avons trouvé aucune source publique de référence (BCEAO, Banque mondiale, FMI, INSEED) qui publie un rendement locatif ou une série de prix du foncier pour Lomé. Le rendement d’un bien se calcule sur ses chiffres réels : prix, frais d’acte, loyer obtenu, charges, gestion à distance, périodes sans locataire.

03 — En mission

Ce que nous conduisons, et qui reçoit les actes

Nous cadrons le projet côté togolais : choix du véhicule, vérifications préalables, rédaction des statuts et des actes. Vous traitez directement avec votre banque, et nous préparons avec vous les pièces qu’elle demande.

Sur le foncier, INTEGRA PARTNERS peut conduire les vérifications foncières pour un acquéreur qui vit à l’étranger et gérer pour lui, sous mandat écrit, ce qu’il lui confie : vérification auprès de la DCCFE, visite du terrain, négociation du prix, coordination avec le notaire, qui reçoit l’acte.

Sous le besoin « Investir au Togo depuis l’étranger », notre hub de la diaspora écrit que nous choisissons avec vous le véhicule d’investissement, vérifions titres et actes, et organisons le suivi à distance, à la cadence fixée dans la lettre de mission.

Le cabinet rédige les statuts et les actes pour ses clients ; il est en partenariat avec des experts-comptables, ce qui permet à un client de lui déléguer la totalité de la gestion de son entreprise, de la création au suivi et aux déclarations d’usage ; il est aussi en partenariat avec des juristes, et peut conseiller un particulier et gérer pour lui ce qu’il lui confie sous mandat. Les actes réglementés (tenue de comptabilité, déclarations fiscales et sociales, assistance pendant un contrôle, actes authentiques) sont accomplis par le professionnel partenaire compétent, nommé dans la lettre de mission.

Nous traitons le droit et la fiscalité du Togo. Pour l’impôt de votre pays de résidence, nous travaillons avec votre conseiller fiscal sur place.

04 — Points restés ouverts

Ce que cette rubrique ne publie pas encore

Cette page réunit des guides ; elle n’ajoute ni régime ni montant.

Aucune analyse publiée

La rubrique réunit des guides et des articles ; aucune analyse signée du cabinet n’y est encore en ligne.

Garanties et règlement des différends

Le chapitre du Code des investissements qui traite la propriété privée, l’expropriation, l’indemnité et l’arbitrage n’a de guide sur aucune de nos pages : nous en citons les articles sans exposer la procédure ni les conditions de sa mise en œuvre. C’est le manque le plus net du thème, et il reste à écrire.

Entrée au capital d’une société existante

Ni la prise de participation, ni le capital-investissement, ni les fusions-acquisitions n’ont de guide : une seule phrase de notre foire aux questions nomme la prise de participation parmi les voies d’investissement, sans la développer.

Le Code des investissements lui-même

Aucune page n’expose sa procédure d’agrément ni les obligations de l’entreprise agréée : nos guides le citent là où il croise leur sujet, et ce texte-cadre n’a pas encore sa page.

Domiciliation et rapatriement

Les textes n’attachent pas le seuil et les délais à la même obligation : le règlement de l’Union monétaire donne l’investissement direct comme libre, domicilié auprès d’un intermédiaire agréé et déclaré à des fins statistiques, sans seuil, quand les instructions de la BCEAO fixent un seuil pour la domiciliation, un mois pour le rapatriement des recettes d’exportation et trente jours ouvrés pour celui du produit d’un investissement. Nous ne tranchons pas lequel des deux textes s’applique au retrait d’un investissement : faites-le confirmer par votre banque avant tout transfert.

Valorisation, conditions de banque et pratique

Aucune source publique ne donne une valorisation d’entreprise ni une grille de crédit des banques togolaises : taux, durées et conditions faites aux non-résidents se demandent par écrit, banque par banque. Les délais réellement constatés à l’API-ZF et à la DCCFE, les pièces demandées et le formulaire d’agrément de l’Agence n’ont pas davantage de source publique.

Chacun se ferme sur pièce : un texte publié, un formulaire consulté ou une réponse écrite de l’autorité ou de la banque concernée.

Structurer un investissement au Togo

INTEGRA PARTNERS cadre le projet côté togolais : choix du véhicule, vérifications préalables, rédaction des statuts et des actes. Les actes réglementés sont accomplis par le professionnel partenaire compétent, nommé dans la lettre de mission. Nos interventions sont sur devis.