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Diaspora · États-Unis

Créer une entreprise au Togo depuis les États-Unis

Le dossier togolais ne change pas ; restent la reconnaissance des pièces américaines au Togo et les déclarations que les États-Unis attendent.

Par l’équipe éditoriale d’INTEGRA PARTNERS

10
% du droit de vote ou de la valeur
Seuil du formulaire 5471
IRC, art. 6046
100 000
USD de numéraire sur douze mois
Seuil du formulaire 926
règl. 1.6038B-1(b)(3)
10 000
USD de comptes étrangers cumulés
Seuil du FBAR
31 CFR § 1010.350
1
% sur un envoi remis en espèces
Taxe fédérale sur les envois de fonds
IRC, art. 4475 (règlement d’application en projet)

Créer une entreprise au Togo depuis les États-Unis repose sur deux dossiers. Le premier est togolais et ne change pas selon votre pays de résidence : nos pages Togo l’exposent texte par texte. Le second est américain : les pièces que le Togo doit reconnaître, puis les déclarations attendues une fois la société créée.

Vous n’avez pas à vous rendre au Togo pour signer. Tous les associés interviennent à l’acte constitutif en personne ou par un mandataire muni d’un pouvoir spécial, à peine de nullité (AUSCGIE, art. 315), dont aucun texte ne fixe la forme.

01 — Socle togolais

Ce qui ne change pas depuis les États-Unis

Le dossier togolais ne diffère pas pour un associé de Lomé ou de Houston. Chaque sujet a sa page.

02 — Légalisation

Faire reconnaître au Togo une pièce établie aux États-Unis

Les États-Unis sont partie à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961 depuis le 15 octobre 1981 ; le Togo ne figure pas parmi ses 130 parties contractantes, au tableau d’état mis à jour le 30 juin 2026. Le Togo n’étant pas partie, une apostille américaine n’y produit pas l’effet de la Convention, qui ne vise que les actes produits dans un autre État contractant (Convention, art. 1). La voie usuelle est la légalisation ; les pièces exactes et l’autorité qui légalise restent ouvertes, et aucun texte togolais que nous ayons lu ne l’impose pour un acte américain.

La chaîne américaine est publiée : selon le Manuel des affaires étrangères du département d’État, un document délivré par un État est authentifié par les autorités de cet État, un document fédéral par son bureau des authentifications, et les notaires n’authentifient pas (7 FAM 871 b.(2)). Son tableau récapitulatif donne quatre étapes pour un acte passé devant notaire : le service de l’État, le bureau des authentifications, puis l’ambassade et le consulat du pays de destination, les pays parties à la Convention s’arrêtant à la première (7 FAM 879).

Le bureau fédéral perçoit 20 USD par authentification de base, barème en vigueur du 1er juillet au 31 décembre 2026 (22 CFR § 22.1, point 46(a)). Chaque État fixe ses propres frais et délais : nous n’en publions aucun.

03 — Représentation

L’ambassade du Togo à Washington

La représentation du Togo aux États-Unis est l’ambassade, 2208 Massachusetts Avenue NW, à Washington. Sa juridiction couvre douze autres pays de la zone Amérique, des Bahamas au Salvador. C’est le seul poste bilatéral que le ministère togolais des Affaires étrangères recense aux États-Unis : la mission auprès des Nations unies, à New York, est multilatérale, et aucun consulat honoraire n’y figure.

Sur son site, lu le 15 octobre 2026, la section consulaire s’occupe des visas, des passeports et de toute autre pièce au profit de la diaspora ; nous n’y avons trouvé aucune page consacrée à la légalisation d’un document américain, ni liste de pièces, ni tarif, ni horaire. Nous ne publions donc aucun montant consulaire. Les tarifs des missions togolaises sont uniformisés par l’arrêté interministériel n° 012/MFB/MAECIATE/2026 du 20 juillet 2026, dont la ligne applicable à un acte américain destiné au Togo n’est pas établie.

Depuis le 1er octobre 2026, le ministère a ouvert six services consulaires dématérialisés, dont la légalisation et la certification de documents, sur une plateforme présentée comme dédiée aux Togolais de l’extérieur ; le communiqué ne dit pas si elle traite un document américain.

04 — Fiscalité

Convention fiscale : ce que disent les sources lues

Nous rapportons ici l’état de listes et de textes officiels à leur date, non un avis sur votre situation ; l’application du droit américain à votre cas se dit avec votre fiscaliste aux États-Unis.

L’administration fiscale américaine ne liste aucune convention fiscale avec le Togo. Sa page des conventions en vigueur, qui portait la mention d’une relecture au 3 janvier 2026, va, à la rubrique T, du Tadjikistan au Turkménistan sans ligne pour le Togo, dont la place alphabétique serait entre la Thaïlande et Trinidad ; les pages du département du Trésor sur les conventions et sur les accords d’échange de renseignements n’en portent pas davantage. Nous datons cette absence : aucun texte que nous ayons lu n’énonce en toutes lettres qu’il n’existe pas de convention.

Du côté togolais, la seule convention établie reste celle du 24 novembre 1971 avec la France : voyez les conventions fiscales signées par le Togo.

Un citoyen ou un résident des États-Unis y est imposé sur ses revenus de toutes provenances. Pour qui n’est pas citoyen des États-Unis, la nationalité n’est pas le critère : la résidence fiscale se détermine par le test de la carte verte ou celui de la présence substantielle. Les pages de l’administration fiscale que nous avons lues le 15 octobre 2026 ne subordonnent pas à une convention le crédit pour impôt étranger, qu’un particulier demande avec le formulaire 1116 ; nous n’en instruisons pas le calcul.

05 — Obligations américaines

Ce que les États-Unis attendent de vous une fois la société créée

Ce qui suit est le texte américain tel que nous l’avons lu le 15 octobre 2026, et l’état de listes officielles à cette date. Son application à votre situation se dit avec votre fiscaliste aux États-Unis, et la pratique de votre banque togolaise avec elle.

Quatre déclarations peuvent naître de la détention ou de la direction d’une société togolaise, comme d’un apport en numéraire à son capital. Le formulaire 5471, le formulaire 926 et le FBAR visent la « personne américaine » : citoyen ou résident des États-Unis, société, succession ou trust nationaux ; un Togolais qui y réside au sens fiscal en fait partie. Le formulaire 8938, lui, vise le « specified individual » des instructions de l’administration fiscale : notamment le citoyen américain et l’étranger résident des États-Unis pour une partie de l’année.

Le formulaire 5471 déclare la société étrangère. Il est dû, notamment, par celui qui acquiert au moins 10 % du droit de vote ou de la valeur, par le dirigeant ou l’administrateur d’une société dont une personne américaine a franchi ce seuil, par celui qui en détient plus de 50 %, et par l’actionnaire américain d’une société étrangère contrôlée (IRC, art. 6038 et 6046). Un formulaire par société, joint à votre déclaration de revenus. Le défaut coûte 10 000 USD par exercice comptable de chaque société, puis autant par période de 30 jours après un délai de 90 jourssuivant l’avis de l’administration, dans la limite de 50 000 USD (IRC, art. 6038(b)).

Le formulaire 926 déclare l’apport. La personne américaine qui transfère du numéraire à une société étrangère le dépose si, immédiatement après le transfert, elle détient au moins 10 % du droit de vote ou de la valeur, ou si le numéraire transféré sur douze mois dépasse 100 000 USD (règl. 1.6038B-1(b)(3), instructions révisées en novembre 2018).

Le formulaire 8938 déclare les actifs financiers étrangers, dont une participation dans une entité étrangère. Pour qui vit aux États-Unis, il est dû au-delà de 50 000 USD le dernier jour de l’année d’imposition ou de 75 000 USD en cours d’année ; 100 000 et 150 000 USD pour un couple qui déclare conjointement. Ce que le formulaire 5471 déclare n’y est pas redéclaré, mais sa valeur compte pour le seuil.

Le FBAR, enfin, déclare les comptes, dès que la valeur cumulée de vos comptes financiers situés hors des États-Unis a dépassé 10 000 USD à un moment de l’année civile. L’intérêt financier naît dès que vous détenez, directement ou indirectement, plus de 50 % du droit de vote ou de la valeur (31 CFR § 1010.350(e)) ; et le gérant qui peut disposer des fonds du compte togolais par communication directe avec la banque a un pouvoir de signature, même sans la moitié des titres (§ 1010.350(f)). Il se dépose auprès de FinCEN, non avec votre déclaration de revenus, et son échéance est le 15 avril, prorogée au 15 octobre, selon l’administration fiscale, dont nous avons lu la page le 15 octobre 2026 ; le texte du règlement, lu le même jour, dit encore le 30 juin, et nous ne tranchons pas.

Le Togo ne figure pas davantage au tableau des accords FATCA du département du Trésor, qui comptait 114 juridictions le 15 octobre 2026, date de notre lecture. Ce que votre banque togolaise demandera à un associé résidant aux États-Unis relève d’elle.

06 — Envoi des fonds

Envoyer le capital et les apports depuis les États-Unis

Ce que nous rapportons ici du côté américain est le texte tel que nous l’avons lu le 15 octobre 2026, projet de règlement compris, et l’état d’une page commerciale à cette date, non un avis sur votre envoi. Son application se dit avec votre prestataire et votre conseil aux États-Unis.

Au Togo, les règles sont celles de l’Union économique et monétaire ouest-africaine : notre page des transferts internationaux depuis le Togo les expose. Du côté américain, l’article 4475 du code des impôts, ajouté par la loi n° 119-21 du 4 juillet 2025, frappe de 1 % certains envois de fonds faits après le 31 décembre 2025. Il ne joue que si vous remettez au prestataire des espèces, un mandat, un chèque de banque ou un instrument physique semblable.

Le projet de règlement du 13 avril 2026 écarte les envois payés par carte et ceux prélevés sur un compte tenu par certaines institutions financières ; aucun règlement définitif n’était publié le 15 octobre 2026. Le champ de la taxe est celui du consommateur, qui agit à des fins personnelles, familiales ou domestiques : si un apport au capital y entre, aucun texte que nous ayons lu ne le dit. Posez la question à votre prestataire.

Transporter, poster ou expédier hors des États-Unis plus de 10 000 USD d’espèces ou d’instruments monétaires se déclare au départ auprès des douanes, et cette déclaration vous appartient (31 CFR § 1010.340(a)). Pour un virement de 3 000 USD ou plus, l’identification de l’expéditeur pèse sur l’établissement, non sur vous (§ 1010.410(e)).

Sur sa page américaine lue le 15 octobre 2026, Wise indique que l’envoi de francs CFA vers le Togo depuis les États-Unis n’y est pas proposé. Nous ne recommandons aucun canal : notre page des transferts bancaires des États-Unis vers le Togo prend la suite.

07 — Notre intervention

Ce que nous prenons en charge

Nous rédigeons les statuts et les actes de droit togolais, préparons le projet de procuration et le dossier du guichet unique, et préparons avec vous le dossier d’ouverture du compte, que vous déposez auprès de la banque que vous avez choisie ; elle décide seule de l’ouverture. La forme de la procuration aux États-Unis relève de vous et de votre conseil sur place.

Nous travaillons avec des experts-comptables et des juristes partenaires, et pouvons prendre en charge la gestion complète de l’entreprise, ou le conseil et la gestion d’un particulier sous mandat. Comptabilité, déclarations fiscales et sociales, assistance pendant un contrôle, actes authentiques et actes de procédure sont accomplis par le professionnel partenaire compétent, nommé dans la lettre de mission. L’impôt américain relève de votre fiscaliste aux États-Unis.

08 — Points restés ouverts

Ce que les textes ne fixent pas

Aucun des points qui suivent n’est tranché par un texte. Nous les disons tels quels.

Pièces à légaliser et dernière étape togolaise

Aucun texte togolais que nous ayons lu ne dit quelles pièces établies aux États-Unis le guichet unique, le notaire ou la banque veulent légalisées, ni si l’ambassade légalise directement un acte notarié ou demande d’abord les authentifications américaines. La domiciliation d’un fondateur hors de l’espace OHADA reste ouverte elle aussi.

Forme de la procuration

L’Acte uniforme exige un pouvoir spécial sans en fixer la forme. Aucun texte ne dit si une signature certifiée par un notaire américain suffit, ni quelle authentification s’y ajoute.

Tarif consulaire applicable

L’ambassade ne publie aucun montant pour une légalisation, et la ligne de l’arrêté tarifaire du 20 juillet 2026 qui viserait un acte américain destiné au Togo n’est pas établie. Nous ne publions aucun montant consulaire.

Guichets consulaires en ligne

Le communiqué du 1er octobre 2026 présente la plateforme comme dédiée aux Togolais de l’extérieur, sans dire si elle traite un document américain destiné au Togo ni si elle s’ouvre à un demandeur qui n’est pas togolais.

Délais de l’authentification américaine

Les pages du département d’État qui décrivent la procédure, les modes de dépôt et les délais de son bureau des authentifications nous ont refusé l’accès le 15 octobre 2026. Nous ne publions aucun délai, et les frais comme les délais de chaque État se demandent à son secrétariat d’État.

Échéance et pénalités du FBAR

La page de l’administration fiscale et le communiqué de FinCEN donnent le 15 avril, prorogé au 15 octobre ; le texte du règlement, dans la version à jour que nous avons lue, dit encore le 30 juin. Nous citons la première en l’attribuant et ne tranchons pas. Les pénalités civiles sont ajustées chaque année pour l’inflation : nous n’en publions aucun montant.

Qualification de la société au regard de l’impôt américain

Aucune ligne réglementaire ne range une société togolaise parmi les sociétés de capitaux par nature, et nous ne faisons pas ce classement. Il relève du droit américain et de votre fiscaliste, comme le test de présence substantielle qui détermine votre résidence fiscale.

Taxe de 1 % et apport en capital

Le champ de cette taxe est celui du consommateur, qui agit à des fins personnelles, familiales ou domestiques. Aucun texte que nous ayons lu ne dit si un apport au capital d’une société y entre, et aucun règlement définitif n’était publié le 15 octobre 2026.

Pratique bancaire et FATCA

Le Togo ne figure pas au tableau des accords du département du Trésor, lu le 15 octobre 2026. Ce que votre banque togolaise demande à un associé résidant aux États-Unis n’a pas de source publique : la question se pose à elle avant l’ouverture.

Nous ne publions ni montant ni délai que nous n’avons pas vérifiés à la source : ces points s’établissent dossier par dossier, avec vous.

Créer votre société au Togo depuis les États-Unis

Un premier échange pour cadrer la forme de la société, le dossier togolais que nous préparons et l’ordre de ses démarches. La forme des actes établis aux États-Unis se règle avec votre conseil sur place. Les modalités sont celles du devis.